Je plante le décor:

Hier soir, soirée d’anniversaire de ma patronne, plus de cinquante personnes, (Oui on est proches quand même, depuis trois ans que je vis chez eux de 8h à 18h tous les jours de la semaine. Elle me présente même à ses amis comme la « maman de jour ».)

La mauvaise actrice:

Une des amies de ma patronne arrive vers nous, on s’est croisées quelque fois en trois ans, notamment l’année dernière, pour le précédent anniversaire justement. Elle aussi en pma (stimulation simple de piqures d’hormones sans iac, trois ans d’essais), était alors enceinte de quelques mois, et moi grâce à l’iac2, aussi enceinte, d’une vingtaine de jours. Seule l’une de nous deux a mené cette grossesse à terme, mais laquelle? Hum. Passons, elle était au courant que ça s’était fini et qu’on continuait d’essayer.

On demande poliment les nouvelles de sa fille, qu’est ce qu’on est sympas.
Elle nous répond puis nous demande si on essaye toujours (nan connas*e, on a arrêté, c’était juste un hobby passager).
On lui dit donc que enfin, grâce à la fiv ça a marché, et ça dure depuis presque deux mois.
Elle part alors pour un long monologue disant que tout ça, en fait, c’est psychologique. (Argh, mon cœur se serre.) Que si ça n’arrive pas avant c’est que c’était pas le bon moment, c’est tout, que c’est dans la tête.

Je suis alors au bord de l’implosion, j’ai envie d’hurler « espèce de traître !!!! Toi une pmette qui a tellement attendu, espéré, galéré, qui s’est piquée aux hormones, qui a calculé les dates, qui a fait des pds, des echos, qui a regardé des copines avoir des enfants facilement, TOI, tu nous trahis toutes, nous les pmettes? Traître traître traître! Tu me dis ça à moi, alors que mon bébé éprouvette est dans mon ventre grâce à de nombreuses manipulations médicales? Sale traître!  »

Bon évidemment, j’ai pas porté mes coui*les que je n’ai pas, je n’ai rien dit du tout, j’ai choisi de rester calme et de partir dans une autre pièce. Mais je l’ai encore en travers de la gorge.

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