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Je viens vous donner quelques nouvelles. C’est quand même délicat je trouve, parce que je me rappelle ce petit pincement au cœur quand on lit les articles des filles dans le train. Je sais que ça n’empêche pas d’être contents, mais ça rappelle qu’on est pas (encore) dedans. J’espère donc ne blesser personne. Je suis en discussion avec le contrôleur, je négocie pour vous faire toutes et tous monter.

Enfin, le contrôleur, je ne le vois que le 10 avril en fait, pour l’écho, quand il me dira si mon billet est valable ou pas, si un cœur bat ou pas. Je vous avoue que le temps est vraiment très long en attendant le 10 avril. Il y a la peur que tout s’arrête, qu’on nous fasse tomber de notre nuage. On y est si bien!

Ma sœur qui a deux semaines d’avance sur moi (même pas), a déjà fait son écho, on sait que tout va bien. J’ai essayé de lui expliquer que ça me mettait la pression parce que si moi ça n’allait pas, je vivrai une torture perpétuelle en la voyant.
Peine perdue, elle dit que ce serait pareil pour elle, « exactement la même chose ». J’ai envie de lui dire non, qu’à ce stade, ça reste beaucoup plus précieux pour nous, qu’on a mis 3 ans de souffrance à avoir ce petit début, qu’on peut pas être sûrs que ça remarchera, qu’elle en a déjà un et qu’elle est a chaque fois enceinte en cycle 1… Que je me suis tellement tellement tellement + battue pour l’avoir.
M’enfin, je dirai rien, je pense qu’elle ne peut pas comprendre, c’est normal.
Et puis au fond on s’en fout, je me concentre sur nous, j’essaye de positiver à fond, il n’y pas de raison pour que ça se passe mal. Ça ira bien, c’est tout.
Je crois que ces années de galères nous ont en fait trop habitué aux échecs et aux déceptions, qu’on a du mal à croire qu’enfin ça se passe bien.

En attendant, malgré mes craintes, j’en profite vraiment, je reste sur mon petit nuage, demain ça fera 4sg, je trouve ça génial.
Côté symptômes, c’est le calme plat (à part mes seins et mon système digestif). Pas de nausées encore.

Je pense bien à vous toutes et tous, je suis toujours là, je lis tout, je commente tout. Si vous croyez que vous allez vous débarrasser de moi comme ça, vous vous mettez le doigt dans le yack.

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